Jeudi 7 mars  présente son rendez-vous mensuel d'un ciné incertain regard... salle Philibert La Tour D'Aigues Ciné incertain regard 

-   Ouverture des portes à 19h... les dernières infos, débat, prises de paroles ...Gilets jaunes....

-   Film à 19h30    Débat

 

 

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Pascal et Pauline reviennent sur les terres de leurs parents après des années de voyage, et se retrouvent dans l’impossibilité de payer les traites du domaine. Ils se confrontent à leurs amis d’enfance, qui eux, d’origine modeste, n’ont jamais quitté leur campagne. Et à Emmanuel surtout, qui veut racheter leur terrain au meilleur prix pour l’expansion de ses maisons de retraite.

Entre les amitiés d’hier et les envies de demain, la guerre aura-t-elle lieu ?

LE FILM VU PAR LES MUTINS

Pour le réconfort sonde profondément notre époque, sans tomber dans les clichés et à l’aide d’un humour décapant qui souvent nous a fait plier de rire, mais pas que.... On connaissait Vincent Macaigne pour son talent de comédien mais alors, comme cinéaste, il nous a vraiment totalement séduit. Pour le réconfort fait partie d’une catégorie de fictions que l’on aimerait voir plus souvent au cinéma. Une sensibilité à fleur de peau, des personnages touchants, une parole libre et non politiquement correcte, une mise en scène épurée, radicale et néanmoins efficace. Avec son choix du format de l’image (4/3, donc plutôt carré que rectangle), Macaigne choisit d’isoler les personnages dans le plan. Il ne ne cherche pas la virtuosité de la caméra à la poursuite de l’action ou des autres personnages, elle est souvent fixe. Il ne fait pas du clip, ni de la pub, ni du mauvais téléfilm mais il fait du vrai cinéma, c’est-à-dire qu’il croit au spectateur imaginant, il croit au "hors-champ" et quand une séquence tient la durée, il n’a pas peur d’aller au bout car c’est dans ce temps là que se passent des choses non superficielles entre les personnages. Et ces choix de mise en scène, c’est tout bon pour les comédiens qui sont ici au top niveau, dépourvus des tics habituels du cinéma français. Avec quelques monologues plus écrits au début du film qui nous rappellent le cinéma de Jean Eustache (La maman et la putain bien sûr), on sent plus de liberté d’improvisation au fur et à mesure du film mais le propos est développé jusqu’au bout avec 

Danielle

 

 

 

« La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! »

 

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